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Etre absurde, pas facile tous les jours

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Etre absurde, pas facile tous les jours !

Dernière mise à jour : 27 09 22.

Amis bonjour, J’aime écrire absurde, décalé, bien barré, à l’ouest, en dehors de toute logique. D’abord, avant tout, Mesdames et Messieurs, bonjour ! Un peu de courtoisie ne peut pas faire de mal. Fallait-il que vous entrepreniez de lire ces billevesées ? Je n’en suis pas certain. Mais nous ne sommes plus à une absurdité près. Mes amis m’ont surnommé Absurdemaispasque. Ne riez pas, j’ai connu pire. Souvent, mes amis me le disent, des fois au point de m’énerver : « Ça te vas bien ». Tu parles ! On voit bien que ce ne sont pas eux qui souffrent de cette maladie. Déjà, je vous vois sourire. Moquez-vous, c’est facile. Mais je ne suis pas toujours absurde. C’est par crise. La preuve, c’est qu’en dehors de mes crises, mais seulement par grand vent, je viens d’écrire mes mémoires. Mais là, en version originale. Car l’absurdité est une maladie. Et il ne me parait pas absurde que je vous explique ce qu’est cette maladie mal connue. Ne vous moquez pas, vous pourriez en être atteint. Personne n’est à l’abri. L’absurdité est une de ces maladies inscrites dans la liste des maladies psychiatriques. Une maladie rare, ancienne, très ancienne, pour laquelle il n’existe pas de traitement. Inutile de vous dire qu’elle n’intéresse pas les laboratoires pharmaceutiques. Pas assez lucratif. Et comme c’est une maladie rare, par définition, peu d’ouvrages ont été écris sur le sujet. Je vous l’ai dit, c’est une vieille maladie. On l’a découverte juste après la grippe espagnole. Vers 1930, un peu après la première guerre mondiale. Certes, c’est une maladie handicapante, mais pas mortelle, et par bonheur, elle n’a pas que des côtés négatifs. Les chercheurs qui en leur temps ont travaillé sur cette pathologie se sont aperçus que les malades qui en sont atteints vivent souvent très vieux, et leur vieillissement est très lent. On ne le voie pas sur le physique. J’en suis l’exemple type. On ne peut pas avoir tous les malheurs. Aujourd’hui, j’arrive à vivre avec mon absurdité, malgré les crises qui sont pénibles. L’absurdité, c’est un peu comme les pieds plats, les cheveux longs, ou les oreilles décollées. Nous n’en mourrons pas, c’est le contraire puisque nous vivons très longtemps. Mais ça peut tout de même être terriblement handicapant, ou amusant, c’est comme vous voulez. Il n’y a pas deux absurdes qui ont les mêmes symptômes. Il faut l’accepter, vivre avec, et se réjouir que nous allons longtemps profiter de la vie. Une chose qui est à souligner, c’est qu’un Absurde qui habite à Pampelune n’aura pas les mêmes symptômes qu’un Absurde qui vivrait dans le triangle des Bermudes, surtout à l’ouest. Et puisque nous parlons de l’âge, au fil des années je vois de plus en plus de gens dépasser allègrement leur siècle. Attention, je n’ai surtout pas dit qu’ils étaient tous absurdes. Des hommes, des femmes. Partout dans le monde. Je ne mettrai pas Jeanne Calment dans cette catégorie, même s’il a été dit qu’elle était morte à 122 ans, 5 mois et quatorze jours. Je vous fais grâce des heures, des minutes et des secondes. D’autant que depuis quelques années, deux russes ont développé une thèse qui prétendait qu’il s’agissait en fait de sa fille, qui aurait usurpé son identité. Mais des spécialistes réfutent cette thèse. Le journal Libération a longuement traité de cette confusion. Moi, je ne veux pas me fâcher avec Jeanne Calment, et pour que nous puissions restés amis, je l’ai classé hors compétition. Mais à côté de ce phénomène nous avons dans notre entourage, personnel, télévisuel, littéraire, intellectuel, des gens formidables qui dépassent ou ont dépassé leur siècle allègrement. Je ne vais pas tout vous raconter le même jour, alors à bientôt…


Amis bonjour,

Je vous ai quitté il y a une quinzaine de jours, des vrais jours, de 24 h, garantis grand teint, et j'en étais à vous parler de quelques centenaires célèbres.


La maman de Catherine Deneuve, Renée Simonot, comédienne comme ses quatre filles a quitté ce monde en juillet dernier. René de Obaldia a 103 ans. Pierre Soulages a 101 ans. Edgar Morin a 100 ans. Antoine Pinay, ministre des finances dans le gouvernement du Général de Gaulle est mort à 104 ans. Oscar Niemeyer, l’architecte de Brasilia est mort à 104 ans. Ieoh Ming Pei, l’architecte de la pyramide du Louvres, est mort à 102 ans. Pierre Alechinsky, peintre du mouvement Cobra a 94 ans. Alain Touraine, sociologue, a 96 ans. Le professeur Etienne-Émile Baulieu, biologiste qui a mis au point la pilule abortive, et qui est aussi l’inventeur de la DHEA, dite hormone de jouvence, a 95 ans. La fameuse hormone de jouvence du professeur Beaulieu, surnommé « Monsieur longue vie » me fait me poser des questions. Cet homme est infatigable. Il parcourt le monde en donnant sans cesse des conférences. Et puis, je sais qu’il est pote avec Alain Touraine, 96 ans, et Edgar Morin, 101 ans.


Je ne sais pas si ils sont absurdes, à vrai dire, je suis même persuadé du contraire, je ne sais pas si eux-mêmes prennent de la DHEA, mais en tous cas ce sont trois têtes bien faîtes qui vivent longtemps. Alors vais-je me médicamenter avec cette hormone, qui pour tout vous dire n’est plus à la mode depuis déjà quelques années, je ne le sais pas encore.


Vous venez de constater que je viens d’écrire quelques pages sans absurdité. Comme je vous le disais plus haut, c’est par crise. C’est comme l’eczéma ou les oreilles décollées. Vous pouvez être pendant trois semaines un mois à vivre en toute quiétude, et boum, d’un seul coup, vous n’avez pas le temps de la voir venir, la crise est là.


Ma maladie, j’ai pris le parti d’en sourire. Le parti d’en sourire, et le parti d’écrire. Et pourquoi ne pas écrire sur mes absurdités. Écrire, tous les psys vous le diront, c’est une manière de faire pour mieux supporter vos douleurs et vos états d’âmes, même si ceux-ci sont absurdes. Écrire sur mes histoires absurdes, comme disait mon podologue, c’est le pied. Être absurde, c’est être décalé, déjanté. Rien ne se passe de façon classique, normale, pragmatique. Le jour du 14 juillet, sur les champs Elysées, si par exemple la Garde Républicaine défile en colonnes parfaitement alignées, il faut que j’aille m’y glisser, assis sur mon Solex, équipé de sa cuvette WC avec chasse d’eau incorporée. Alors je sais, ça ne plait pas, on dit ce type est fou. D’abord je n’aime pas ce mot, il ne veut rien dire. Nom, au pire absurde, mais ce n’est pas la même chose.


Et donc j’écris. C’est ma thérapie. Mais je n’écris pas assis sur mon solex. Ne riez pas, je ne suis pas toujours Absurde. Je vous l’ai dit, c’est par crise. Ecrire, cela m’apaise. Très tôt, j’ai aimé écrire.


Je ne vais pas tout vous raconter le même jour, alors à bientôt…


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