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Lettre à un ami peintre sur le vin.


Lettre à un ami peintre sur le vin



Je connais encore peu mon nouvel ami Pierre, mais déjà, en plus d’apprécier l’homme et son art, j’aime le taquiner de ma plume. Dans son dernier courriel, l’homme m’informait qu’il s’en allait de ce pas à la foire aux vins. Sachant à quel point mon ami excelle dans l’assemblage des matières, liants et autres pigments, je me suis tout de suite posé la question de savoir si mon ami peintre, amateur de « pinart », était parti à la foire aux vins en quête de breuvages divins ou en recherche de nouveaux médiums pour ses œuvres à venir.


L’homme allait-il sacrifié à Bacchus ou à Balthus ? Telle était la question… Pierre a dépassé depuis longtemps la peinture à l’eau, comme tout le monde, un jour ou l’autre, il a bien fallu qu’il mette de l’eau dans son vin, mais va-t-il être assez « fou » pour s’exprimer picturalement avec de grands crus. Qui l’eut cru ? C’est son droit, Pierre n’aura rien inventé, tant d’autres artistes avant lui se sont essayé à cette forme d’expression, qu’on doit pouvoir appeler l’oeunographie.


Peut-être que notre ami Pierre Soulages disparut depuis peu, couchait sur ses toiles le Pinot noir, alors pourquoi mon ami ne tenterait-t-il pas de peindre cul sec avec de grands vins, sur un format raisin, comme de l’Arches 300 gr, car sur un papier 300 gr, même imbibé d’alcool, celui-ci resterait bien « raide »… Pas loin du lavis ou de l’aquarelle, mais là, il s’agit de peindre avec de grands millésimes. Toute la difficulté est de trouver les bons crus qui donneraient les bonnes couleurs.


Mais je connais mon ami, « épluchant » les étiquettes, observant les breuvages, voir les goûtant. Il saura discerner les bons millésimes qui donneront les bonnes couleurs. Il sait que le résultat sera subtil car il va trouver les bonnes bouteilles, qu’il ne va pas tremper ses pinceaux dans une simple piquette ou dans du « gros rouge qui tache »… Il n’a pas envie que ses toiles tournent au vinaigre.


Pierre imagine déjà ses clients, de grands collectionneurs, en train d’admirer, puis déguster ses œuvres fraîches et gouleyantes, tout ceci bien sûr avec modération, car chacun sait que « un vert ça va, trois verts bonjour les dégâts »


Allez, à bientôt.

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